Suis-je naïf ! Je pensais qu’il était fini le temps des annonces démagogiques faites par tel ou tel candidat à la veille d’une élection pour tenter d’attirer les votes des gogos. Que les promesses du style « demain, on rasera gratis » avaient fait leur temps. Et que plus personne ne se laisserait désormais prendre au genre de fanfaronnades que nous avait servies Jacques Chirac en 2002, promettant dans l’incrédulité générale une réduction de 30 % de l’impôt (sur le revenu).
Eh bien si ! Même chez les journalistes, d’ordinaire plutôt sceptiques, pas grand monde semble s’être étonné du contenu de l’interview de Nicolas Sarkozy dans Le Monde du 23 janvier. J’en résume l’essentiel : baisse de 4 points des prélèvements obligatoires, plafonnement des impôts prélevés sur un contribuable (impôt sur le revenu, ISF, taxe d’habitation, CSG-CRDS) à 50 % du revenu perçu (1), le tout financé par des gains de productivité dans la Fonction publique, par non-remplacement d’un départ en retraite sur deux.